Les collectifs Souk Machines et Debrouï-art s’unissent le temps d’une soirée pour faire découvrir une programmation déjantée dans les nouveaux jardins du 6B. Le 8 juillet dès 18h (jusqu’à essoufflement, épuisement…), Far On Eight promet une fête pluridisciplinaire, alternative et surprenante. Au programme, concerts, perfs, remise en forme avec beach volley ou badminton… ou détente absolue. L’occasion d’une petite interview pour en savoir plus sur le collectif
1/ On a l’impression que l’offre culturelle est très riche à Paris. Comment, en tant qu’organisateur d’évènements, le collectif SOUKMACHINES s’y prend-il pour se démarquer et rester attractif?
En effet l’offre culturelle à Paris est riche, il y a beaucoup de choses qui se font, beaucoup de lieux, beaucoup de collectifs… Beaucoup d’énergies… Mais Le problème c’est que Paris est trop rigide et se renferme sur elle même… Pas assez de libertés pour les noctambules ou les gens qui veulent juste sortir : des tarifs délirants, peu de lieux ouvert tard sans rentrer dans un club inaccessible par ses prix, son ambiance parisienne, et ses videurs sans cerveaux … Tout est un peu trop sous contrôle.. sans âme…
Soukmachines est ouvert car accessible dans les prix (entre 5/10 euros les entrées, et 2/5 euros les consos.), mais aussi accessible du fait de la pluridisciplinarité… Le public qui vient sait qu’il va voir un peu de tout… Et ne sera pas freiné si par exemple il n’aime pas l’électro.. , il y aura de toute manière autre chose. Il y a même des gens qui viennent juste pour l’ambiance !
L’accessibilité du Soukmachines tente de se situer sur 2 plans : les tarifs mais aussi sur la mixité.
3/ Si vous aviez une baguette magique pour changer quelque chose dans la nuit parisienne?
Trop de choses à changer… Et rien ne changera.. En tout cas pas dans les 10 prochaines années… La seule chose qui peut être bénéfique pour une ville comme Paris ce serait que des collectifs engagés proposent de plus en plus d’évènements atypiques de qualité…